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FOUR STARS #3



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Four Stars #3 - couverture

 

________J'AVAIS PEUR.
________UNE PEUR
___ rr___DE LOUP.


Ce N°3 est un peu conçu comme un archivage de données.
Certaines ont aidé à la réalisation d'un film double.
Les autres, nous avons eu envie de les imprimer à nouveau.
Il y a peut-être des pistes de scénarios, des lumières oubliées
dans un garage, des associations spacio-temporelles olé, olé.

'Agfacolor : le triomphe de la chimie allemande'


________________ - la maison est "SWISS MADE"
________________ - le silence est d'or



"Si vous acceptez l'idée que l'on regarde un film dans un état de rêve, alors ce caractère symbolique onirique devient un puissant facteur qui influence vos sentiments à l'égard du film." S.K.











Four Stars #3

Four Stars #3
Four Stars #3

Four Stars #3

Four Stars #3
Titre de la revue / title : Four Stars #3
68 pages / 68 sheets
format / size : 16,8 x 24 cm
10 couleurs / 10 colors
prix / price : 5 €
parution : septembre 2012
tirage : 250 numéros numérotés
langue / language : Français / French.











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édito - - - - - - - - - - - - - - - - -

« Le cinéma, c’est avant toute chose de la lumière ». C’est à peu près ce que Federico Fellini aimait à rappeler pour retrouver le fil de sa pensée au cours de certaines de ses interviews fleuves.
La lumière de la scène pénètre dans l’objectif de la caméra et vient impressionner la chimie située à la surface de la pellicule. C’est par cette interaction que l’on obtient une image cinématographique. On la découvre quelques jours (semaines, mois...) plus tard, après son passage par le laboratoire de 2 développement. Assis dans le noir, le projecteur, son mécanisme, sa croix de Malte, sa puissance lumineuse*, restituent sur l’écran blanc ce qu’on avait imaginé filmer, cadrer, enregistrer. Cette première projection est toujours une découverte. Que l’image (le plan) soit proche ou loin de nos attentes, elle a le pouvoir de révéler à la personne ou l’équipe qui l’a composée ce qu’il/elle n’avait pas vu le jour même du tournage. Elle réduit à néant les mauvais fantasmes, place le spectateur au cœur d’une nouvelle objectivité qui est du même ordre que celle que nous propose Rembrandtou Paul Graham.
Ces rushs ne sont pas la réalité, ni le mensonge 24 images par seconde (ou 18, 12...), ce qui l’un comme l’autre ne serait ni très utile, ni très stimulant.
Ils sont des fragments de rêves éveillés. C’est comme si tous les mécanismes du cinématographe avaient la faculté de révéler à celui qui s’en sert la teneur de ce que son œil rêve à la lumière des projecteurs ou du soleil. Le cinématographe n’est pas un bête mécanisme de reproduction. Je vois, mais je ne peux pas vous montrer ce que je vois, vis, là sur ce tournage. On

La psychanalyse et le cinématographe sont nés de concert. Freud n’a jamais accordé d’attention à ce dernier. Cette sage décision lui permit de se concentrer avec la force d’un titan sur notre vie nocturne. Attention, la nuit, il se passe quelque chose. Nos rêves ont quelque chose à nous dire. Ce qui s’agite sous notre crâne, posé sur l’oreiller, ça n’est pas rien. Notre inconscient a les coudées franches pour nous aider à reconquérir notre réalité d’homme.
Si les sources qui alimentent ce numéro trois viennent de toute part, c’est parce que le cinématographe est un four. Il a soif de toutes sortes de carburant. chimie-alchimie

Le cinématographe passe actuellement par une drôle de phase. Il est en fait très peu pratiqué. On semble en avoir peur : trop bizarre, trop périlleux ? Alors, il se cache. Se fait rare... N’allez pas croire qu’il est snob. Pour être franc, on ne veut pas de lui. Basta. Hasta la vista....
Riposte: Non. C’est pour cela que vous ne trouverez pas dans cette revue ce qui fait l’actualité du ciné, du cinéma. Si nous avons préféré reproduire les idées de Filmakers du siècle passé, n’y voyez aucune nostalgie. C’est bien le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui que leurs paroles éclairent. Si le cinématographe devait reprendre du service, c’est à l’aune de leur analyse qu’il le ferait. Chez ces artisans, on trouve tous les enchaînements de plans que nous appelons de nos vœux. Tout ce qui permettrait de stimuler (activer) notre fonction de spectateur.
Aujourd’hui, l’industrie de l’image n’est pas amnésique. Elle a simplement la paresse de ne retenir du passé cinématographique que quelques clichés, des archétypes colportés sans fin et sans suite dans les idées. Elle vide de toute substance ce qui était à la base un art pour n’en faire qu’un téléviseur-tube géant, un blob goulu. « Casino de concentration, golf de concentration, assemblées de concentration, cinéma de concentration, culture de concentration, vacances de concentration. Pourquoi ne
supporte-t-il plus les sensations fortes ? La dissonance ? La maladresse ? Le génie ? L’anarchie ?... »
Rem Koolhaas.
Bref,
ce N°3 est un peu conçu comme un archivage de données. Certaines ont aidé à la réalisation d’un film double. Les autres, nous avons eu envie de les imprimer à nouveau. Il y a peut-être des pistes de scénarios, des lumières oubliées dans un garage, des associations spatio-temporelles olé, olé.